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Quand la mort frappe à la porte ...

Quand la mort frappe à la porte ...
Chacun d'entre nous a commis un péc dans sa vie et a trouvé du plaisir à ce péché. Le moindre plaisir est la jouissance du lit au lieu de se lever pour la prière de l'aube. Que reste-t-il de ce plaisir que nous avons ressenti il y a vingt ans ? Chacun de nous a contraint son âme à accomplir un devoir et en a supporté la douleur dont la moindre est la faim et la soif durant Ramadan. Que reste-t-il de la douleur de la faim durant le Ramadan, jeûné vingt ans auparavant ? Les plaisirs des péchés sont passés, restent leur punition. Les douleurs des obéissances à Dieu sont passées, restent leur récompense.

A l'h
eure de la mort, que nous restera t'il de tous les plaisirs auxquels nous avons goutté, et de toutes les douleurs que nous avons supporté ? En vérité, chaque croyant veut se repentir et revenir à Dieu , mais il repousse et ajourne.

U
n de nos aieuls disait: " je disais : lorsque j'accomplirai mon pèlerinage je me repentirai et je reviendrai à Dieu. Puis j'ai accompli le pèlerinage et je ne me suis pas repenti, la je disais : lorsque j'aurai quarante ans, je me repentirai et je reviendrai à Dieu. Je les ai eus et je ne me suis pas repenti. J'ai dépasla soixantaine et je ne me suis pas repenti. J'ai vieilli et je ne me suis pas repenti. Cela ne veut pas dire que j'accomplis les interdits et les turpitudes, non, par la Grâce de Dieu. Cela signifie que l'homme espère pour lui la sainteté, mais il ajourne, il pense que la vie est longue et puis voilà la mort qui le frappe brusquement. Moi-même j'ai vu la mort à deux reprises. J'ai connu le sentiment de la mort. J'ai regretté chaque minute écoulée en dehors de l'adoration de Dieu . Eh oui, par Dieu, lorsque j'ai survécu, je suis resté sur ce sentiment plusieurs mois. Je suis devenu un saint. Puis de nouveau je me suis plongé dans les tribulations de la vie. J'ai oublié... j'ai oublié la mort".

To
us nous oublions la mort. Nous voyons chaque jour des morts, mais pensons que nous ne mourrons pas. En pleine prière du mort, nous pensons à la vie d'ici-bas, chacun d'entre nous pense que la mort est inscrite sur tous sauf sur lui-même. L'homme sait pertinemment que cette vie le quittera et qu'il la quittera. Quoi que l'homme vive, il mourra. Qu'il vive soixante ans, soixante dix ans ou cent ans, ne s'épuisent-ils pas ? Ne connaissez vous pas quelqu'un qui a

cu cent ans puis qui est mort ? Noé a passé neuf cent cinquante anes à exhorter son peuple. Où es Noé ? La vie d'ici bas lui est elle demeurée ? A-t-il échappé à la mort ? Si la mort est inéluctable, pourquoi ne pas y réfléchir et s'y préparer.

Cel
ui qui a un voyage dont la date n'est pas fixée, ne s'y prépare t'il pas afin de répondre dès qu'on l'appelle ?

# Posté le mardi 03 juillet 2007 14:44

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:50

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